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Il a fallu qu'un jour Dieu appelle

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Retrouver le sens de la vie

C'est normal. On se raccroche à tout ce que l'on a, à tout ce que l'on a accumulé, à tout ce que l'on a construit (construit en nous et en dehors de nous), à tout ce qui fait notre identité, et enfin à tout ce que l'on croit être pour nous la raison de vivre. On s'est construit un monde que l'on ne veut pas quitter. C'est normal.

Imaginez un luxurieux bateau, un yatch pour milliardaire, amarré sur une mer bleu azur. C'est un bateau amarré jour et nuit, mais rien n'empêche d'y vivre normalement comme dans n'importe quelle maison. Outre une envie d'y vivre également, la plupart des passants ne trouveraient sûrement rien à redire. Pourtant, il suffirait d'un enfant un peu observateur, pour voir en ce bateau continuellement amarré le plus grand des non-sens.

Lorsque je cherche une image (ou une métaphore) pour évoquer l’existence humaine, il me vient toujours l’image du bateau. Il y a toutes sortes de bateaux comme il y a toutes sortes de gens. Du plus grand paquebot jusqu’à la plus petite barque, comme de la plus petite bourse jusqu’à la plus grande bourse.

Pourtant, que nous soyons riches ou pauvres, la destinée humaine est commune à chacun. Nous naissons sur une rive et nous mourons sur une autre rive. En découvrant un continent nouveau, Christophe Colomb a eu de la chance ! Sa découverte a eu son impact dans le monde (c’est le moins qu’on puisse dire) et illustre parfaitement notre destinée. Est-ce à dire que chacun devrait découvrir dans sa vie un continent nouveau ? Pas facile et pas évident ! Surtout si l’esprit aventurier nous fait défaut !

Mais il y a pire, lorsque le désir de prendre le large nous habite et qu’il nous est impossible de lever l’ancre. Nous éprouvons l’envie forte de partir et nous ne le pouvons pas ! Nous tournons en rond et la vie devient impossible... alors que pour partir, il suffirait de lever l’ancre, de détacher les chaînes qui maintiennent le bateau à quai. Pourquoi la plupart des êtres humains n’arrivent-ils pas à détacher leurs chaînes ? Ils restent comme attachés à une rive, comme si leur corps et leur âme se trouvaient enchaînés... Pourquoi ces chaînes sont-elles si difficiles à rompre ? Et combien de chaînes faut-il briser pour être réellement libres ?

La clef de la liberté
Le petit être qui vient de naître a besoin de liberté pour vivre, s’épanouir et trouver l’autonomie. À peine quelques minutes après sa naissance, le cordon ombilical qui relie le bébé à sa mère est coupé. Dès lors la traversée commence. Cependant, la relation avec la mère n’est pas coupée, elle est simplement différente et ne devrait durer théoriquement que jusqu’à la majorité de l’enfant, jusqu’à ce qu’il soit apte à fonder lui-même une famille.

Mais voilà, au cours des siècles, notre monde s’est défait des valeurs fondamentales apportées par le Christianisme, plongeant l’humanité dans des déréglements dont les conséquences sont loin d’être mesurées. Pensant trouver la liberté à travers le rejet de Dieu et des valeurs bibliques, les hommes ont trouvé l’alliénation, la dépendance, la solitude et l’inaptitude à vivre à cause du manque d’amour, toute relation ayant été rompues avec la mère, et avec Dieu.
Ainsi, aujourd’hui, notre société a besoin d’une foule de psychologues, de thérapeutes, de conseillers spirituels... L’aide pour chaque individu reste extrêmement difficile et n’est pas évidente.
Pourtant, retrouver au sein de notre société la relation avec la mère, de la naissance à l’âge adulte, est une nécessité pour une vie saine et sociale. Mais retrouver la relation avec Dieu reste l’essentiel, quel que soit l’âge.

Découvrir un monde nouveau
Rien n’est jamais perdu ! Heureusement ! Il nous est possible durant notre existence de découvrir en Dieu bien plus qu’un continent nouveau : un monde nouveau !
Nous lisons dans la Bible qu’un jour, Dieu dit  à Abram : "Va-t’en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai..."
Abram était riche. Il habitait Ur, en Mésopotamie, une ville dont les fouilles ont révélé une civilisation  très avancée, avec des maisons montrant un niveau de vie assez élevé. Dans son confort de sédentaire, le style de vie d’Abram  ressemblait fort au style de vie de notre richissime vivant dans son yacht amarré au rivage de la mer bleu azur !

Et voilà ce que nous lisons plus loin dans la Bible : "Abram partit, comme Dieu le lui avait dit".
En langage imagé : Il leva l’ancre, détacha les chaînes qui l’imobilisaient sur le beau rivage et s’en alla.

Pourquoi tout d’un coup, cette facilité de rompre tous liens d’attachements et de partir ? Pour deux raisons : Parce que Dieu lui-même lance l’appel de partir ! Et parce qu’Abram (dont le nom signifie droit, sincère) entend cet appel  et obéit. Il en résulte comme un miracle, celui  des chaînes (des liens), qui se détachent sans difficulté.

"Il partit sans savoir où il allait", ce qui vaut pour Abram la pleine approbation de Dieu et la qualification biblique de "père des croyants", car c’est la foi qui anima Abram. Dieu l’appela dès lors, non plus Abram, mais Abraham, qui signifie "père d’une multitude". Son voyage ne fut pas sans problèmes, toutefois Dieu ne l’abandonna pas, au contraire, il l’honora au plus haut point en le conduisant dans un pays qu’il devait recevoir en héritage. Par la foi , Abraham vint s’établir dans une terre promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, car il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le conducteur. La Bible précise encore que ceux qui partent ainsi montrent qu’ils cherchent une patrie. S’ils avaient eu en vue celle d’où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d’y retourner. Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c’est à dire une céleste... (Hébreux 11.8-16)

Une patrie céleste
Pourquoi rester immobile à se morfondre, ancré dans son monde, prisonnier de ses problèmes, de ses dépendances, de ses désespérances ? A l’image de Christophe Colomb qui découvrit l’Amérique, chacun peut trouver un continent nouveau, un monde nouveau qui est celui de Dieu et pour lequel, finalement, nous sommes destinés. Deux choses sont nécessaires : écouter l’appel de Dieu et agir par la foi.

 NOTES :
Comme tous les bébés, lorsque Jésus est né, le cordon ombilical fut coupé. Sa relation avec sa mère, Marie, dura jusqu’à l’âge de la "Bar mitsva", l’âge où un jeune Juif devient spirituellement autonome (vers 12 ans). Dès cet âge, on voit alors Jésus dans la Synagogue discutant librement avec les docteurs de la loi. Il resta cependant obéissant à ses parents, Marie et Joseph. C’est seulement aux Noces de Cana, lorsqu’il fit son premier miracle de l’eau changée en vin, que Jésus rompa la relation avec sa mère au profit de la relation avec son Père qui est dans les cieux. Ses premières paroles officielles rapportées dans les évangiles furent alors : "Repentez-vous car le royaume des cieux est proche" ! ("Changez de comportement car le Royaume des cieux s’est approché", "Convertissez-vous : le Règne des cieux s’est approché"...)

©alberto

Ecrit par alberto, le Dimanche 1 Mars 2009, 09:42 dans la rubrique Actualités.
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